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Actions à réaliser

La construction du poulailler .

Elle nécessite de la main d’œuvre locale , puisque les techniques de constructions ne sont pas les mêmes . Mais Camille et Thomas , très curieux d’appréhender une nouvelle façon d’être ouvrier du bâtiment , prêteront main forte au chantier . Il  commencera dès notre arrivée , car nous aurons prévenu nos partenaires dès le financement obtenu, pour qu’ils puissent fabriquer les briques au préalable ( Elles mettent longtemps à sécher à l’ombre ) .

A l’heure de notre départ, les volailles seront dedans .

Le reboisement

Il est nécessaire de reboiser pour couper le vent de la plaine . En 2004, nous avions planté des brise vents tout autour de la parcelle, il faudra remplacer ceux qui n’ont pas survécu . On plante aussi des petits épineux , pour décourager les chèvres et autres prédateurs qui voudraient s’introduire dans la parcelle en franchissant la clôture .

On plantera aussi 250 Eucalyptus, c’est un arbre assez rentable , qui fournit des perches au bout de 5 ans, qui sont utiles dans la construction . Nous planterons aussi anacardiers , manguiers , et quelques nouvelles papayes dont la durée de vie est courte .

Le reboisement étant l’activité qui nous occupera le plus , toute l’équipe sera sollicitée .

Cela fera un total de 1000 arbres, donc 1000 trous, pour chacun desquels il est nécessaire de charrier environ 10 litres d’eau ( sans compter le premier arrosage )  Ils seront tous plantés à la fin de notre séjour .

Les arbres sont la contribution de notre partenaire, qui les obtient du service des eaux et forêts sénégalais, certains gratuitement, d’autres non ( les fruitiers )

Plantation des  plants

 

Le travail de la première semaine sera la plantation des plants d’aubergine amère , de gombo et de piments .

Mr Diop aura semé préalablement  en pépinière, pour que nous puissions planter ensemble .

Les cultures maraîchères

 

Travail de la terre : Pour travailler la terre , nous avons Mayotte, c’est le nom donné au petit cheval qui fut acheté en 2004 .

Tenir la charrue est un travail qui nécessite de la force , et une complicité avec l’animal qui est difficile à trouver chez un jeune Toubab .

Ce sont les partenaires qui se chargeront de ce travail, même si on peut compter sur eux pour nous inviter à essayer

   

Creusement du puits .

Voilà une affaire de professionnel . Notre rôle sera de veiller simplement à l’emploi des fonds .

Achat et acheminement du matériel et des animaux

Systématiquement dans toutes les tractations, deux jeunes accompagneront nos partenaires pour régler l’achat et veiller à la régularité du commerce .

Pertinence du projet par rapport à son contexte

Mamadou Diop

 

Extrait de son projet:

 

 

«Le projet répond à un besoin ressentiet exprimé par le GIE.Sa finalité est d’insérer les jeunes dans des circuits d  production, de créer des emplois et de lutter contre la pauvreté.

Il permet d’impulser des acteurs dedéveloppement durable et garantie ainsi aux jeunes une amélioration soutenue de leurs conditions d'existence.

Le projet aura aussi de multiples impacts :

Au plan écologique, l'un des effets immédiat du projet sera la protection de l'environnement contre la désertification par le biais du reboisement.

Au plan économique, la réalisation du programme prévu contribuera à l 'autosuffisance alimentaire. Il permettra de stabiliser les jeunes concernés en limitant  l’ exode rural.

Enfin, la réussite de ce projet déclenchera le processus dedéveloppement cumulatif qui servira de modèle aux autres jeunes, qui à défaut de trouver une structure d’accueil se voient rejetés dans la rue à la porte de l'oisiveté, mère de tous les vices »

 

 

 

La municipalité de N’Guekokh est avisée du projet, nous serons reçus d’ailleurs à la mairie à notre arrivée .

Ce projet s’inscrit dans une politique nationale, qui vise à fixer les populations et à l’auto suffisance alimentaire du Sénégal .

Preuve en est que le projet de Mr Diop, pour lequel il nous a sollicité a été conçu lors de sa formation au CENPS de Thies ( aviculture et techniques culturales, juillet 2006 ) et que cette formation a été orchestrée et financée par le gouvernement sénégalais . Même si on sait que les cursus de  formations agricoles au sénégal sont l’objet d’études et sont appelés à se transformer , il serait difficile de penser surtout à nous autres français, que cette formation ait pu engrendrer un projet qui irait à l’encontre du développement . Depuis les limitations des importations de volailles, l’aviculture sénégalaise est insuffisante pour faire face aux besoins de la population .

 

 

 

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